lundi 7 mai 2012

Spiritualité de la Bienheureuse Marie Deluil-Martiny

Méditations audio sur la spiritualité de la Bienheureuse Marie Deluil-Martiny, Fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus.

mardi 1 mai 2012

Prier le Rosaire

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

« En méditant avec plus de piété que jamais les mystères du saint Rosaire, et en en récitant les prières, nous accomplirons une des saintes œuvres de notre vocation. La dernière partie de la vie de Marie que nous honorons tout spécialement, et que nous nous efforçons d’imiter en ce qui nous est possible, a été tout occupée du double sacrifice de Notre-Seigneur Jésus-Christ (sur le Calvaire et dans l’Eucharistie), et de son propre dévouement à l’Eglise. Nous imiterons donc Marie, en méditant dans notre cœur les mystères sacrés de la vie, de la mort et du triomphe de Notre-Seigneur, dont chaque dizaine nous apportera les précieux souvenirs. En invoquant Marie de nos lèvres, pendant que notre âme se rendra présents tous ces divins mystères, nous lui demanderons d’intervenir en notre faveur et de parler à Dieu pour empêcher la ruine de son peuple. »

jeudi 26 avril 2012

dimanche 15 avril 2012

L'amour n'est pas connu, l'amour n'est pas aimé!

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

« O mes sœurs, l'amour n'est pas connu, l'amour n'est pas aimé ! Quand j'ai vu la haine du monde pour le Dieu qui est amour... les mépris et les outrages du monde pour Celui à qui toute puissance appartient au Ciel et sur la terre... quand j'ai vu l'armée de Satan dévaster le champ des âmes pour lesquelles mon Maître a déversé son sang, « mon cœur s'est fondu comme la cire au-dedans de moi-même. », et comme « l'amour désire faire plus qu'il ne peut, et qu'il croit que tout lui est possible et permis, » j'ai osé demander au divin Amour de se former une petite légion de Vierges qui soient des Séraphins de la terre : d'âmes prêtes à la souffrance, ardentes au dévouement, que l'obéissance seule, guidée par la prudence qui appartient à l'autorité, puisse arrêter dans la voie du sacrifice, d'âmes livrées et abandonnées à son action divine, en qui ses desseins de miséricorde se réalisent pleinement ; d'âmes eucharistiques, réparatrices et apostoliques ; d'âmes hosties, unies à Lui, transformées en Lui, offertes et sacrifiées par Lui, avec Lui et pour Lui, consommées en Lui, qui ne vivent plus, mais dans lesquelles il vive, et dont la vie soit cachée avec Lui, en Dieu ; des hosties vivantes, dans lesquelles il achève en quelque sorte sa passion, et dont il dispose selon son bon plaisir... dans l'intérêt de sa gloire. »

« Les sectes n'enseignent que la poursuite de la jouissance des sens, le matérialisme, l'égoïsme le plus révoltant ; nous leur opposerons la poursuite de l'abnégation la plus entière, la vigueur de la perfection intérieure et une mortification continuelle ne toutes choses, autant que possible ; un généreux amour de la Croix ; l'esprit de sacrifice, l'esprit d'union à Jésus immolé, qui est l'esprit même du Christianisme ; l'exquise pureté et les chastesdélicatesses de la virginité ; l'oubli de nos intérêts propres ; et le sacrifice total de nous-mêmes pour la plus grande gloire de Dieu. »

dimanche 1 avril 2012

Vous souffrez, c’est le meilleur

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

A UNE SOEUR MALADE,

29 avril 1877.

Enfin, ma fille, vous êtes la bénédiction de la maison ; ne croyez pas être inutile ; vous souffrez, c’est le meilleur. Vous méritez des grâces à celles qui agissent et votre impuissance apparente est bien féconde. N'oubliez pas de suivi du fond de votre cellule Jésus Immolé d’autel en autel, d’heure en heure, offrant ce calice d’amour, d’expiation et d’action de grâces, sans cesse suspendu entre le ciel et la terre, et y mêlant vos souffrances, votre immolation à toutes les fins de l’Institut, et pour les âmes que Dieu y appelle... O ma fille, c’est assez pour remplir votre vie !

[Lettres de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus. - Paris, P. Lethielleux, 1965 – Imprimatur: Luçon, le 11 Octobre 1965. L. Bouet, v. g.]

jeudi 15 mars 2012

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jeudi 1 mars 2012

Amour-propre

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

29 juillet 1876.

Bénissez Notre-Seigneur qui soulève un petit coin de ce malheureux voile de l’amour-propre, qui cache à l’âme ses grandes misères ; hélas ! qu’il est vrai pie la perfection prétendue du monde ne tient pas en face de la vérité, entrevue même au début de la vie religieuse ! ... Confiance dans l’humiliation du coeur; Dieu donne la lumière et la grâce; à nous de les suivre et d’en profiter dans l’humilité et la paix. C’est que ce doux Maître veut nous arracher nos haillons pour nous revêtir de lui-même. Aidons-le par la fidélité. Pour le moment, baignez-vous dans cette lumière qu’il vous a donnée, de votre pauvreté spirituelle, de vos défauts, de votre néant. Restez à ses pieds sous ce rayon, et répétez-lui humblement « Seigneur ! celle que vous aimez est malade... » Contentez-vous de vous humilier et d’être fidèle, si la grâce demande quelques petits actes. Le reste viendra plus tard; et la nature ne va pas céder en un jour... Mais tout est possible avec la grâce, avec la bonne volonté, et l’humble simplicité vis-à-vis des supérieurs...

A l’oeuvre donc ! Jésus qui vous a appelée des ténèbres du monde à son admirable lumière vous donnera la force ; et de son Coeur, votre asile et votre refuge, vous viendront la grâce, le salut et la paix.

Ayez devant les yeux l’humble et doux Jésus et faites effort pour l’imiter en son ton, ses paroles, ses procédés, ses démarches ; dites-vous souvent : « Je ne suis pas venue ici pour être servie, mais pour servir », et agissez en conséquence. Considérez-vous comme une pauvre, acceptée par charité, et prenez le ton, l’attitude et les manières qu’exige cet humble état. Chaque fois que l’habitude ou les ruses de l’amour-propre trahiront votre bonne volonté, humiliez-vous aux pieds de Notre-Seigneur et dites-lui : « Jésus doux et humble de coeur, rendez mon coeur semblable au vôtre. » Et comptez que Satan vous voyant décidée à le combattre sur ce point qui répugne tant à son orgueil, vous attaquera plus fortement là-dessus. Mais, confiance. Jésus a vaincu le monde. et Satan, et par Notre-Seigneur, vous les vaincrez aussi pourvu que vous deveniez humble!

[Lettres de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus. - Paris, P. Lethielleux, 1965 – Imprimatur: Luçon, le 11 Octobre 1965. L. Bouet, v. g.]

mercredi 1 février 2012

Immolation de victimes

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny a propos des Filles du Cœur de Jésus]

«Comme Marie, sur le Calvaire, a offert le premier et grand Sacrifice, unie au Prêtre éternel, Jésus-Christ, et a renouvelé chaque jour ce Sacrifice par les mains de Saint Jean, ainsi ces âmes offriront Jésus-Hostie, immolé d’autel en autel par toute la terre, d’heure en heure, unies à tous les Prêtres du monde, célébrant de cœur avec eux, ‘suivant l’Agneau partout où il va’, partout où il s’immole.

Aussi peut-on dire combien elles devront avoir l’Esprit du Calvaire, ni dans quelle plénitude, par la miséricorde du Cœur de Jésus, leur seront conférés les mérites du Précieux Sang du Sauveur immolé, pour l’employer au salut du monde, mais surtout de ceux qui doivent être, par la sainteté de leur vie, la lumière du monde, c’est-à-dire des âmes Sacerdotales et des âmes consacrées à Dieu. […]

Enfin, Marie, par l’excès de sa douleur au Calvaire, a enfanté en la personne de Saint Jean, tous les Prêtres. Là, elle en a été faite l’Institutrice et la Mère; c’est pourquoi ensuite, au Cénacle et dans les premières années de l’Eglise, elle a formé, nourri et instruit les Apôtres, les Prêtres. Par Elle, comme un canal, sont arrivées toutes les grâces nécessaires au Sacerdoce.

Ainsi les Filles du Cœur de Jésus, seront-elles les aides, les auxiliaires des Prêtres. En même temps que l’exercice de leur mystique sacerdoce et de leur immolation de victimes, glorifiera Jésus-Christ et Marie, tous les mérites de ces états seront exclusivement consacrés au salut des Prêtres et à la réparation des blessures que font au Cœur de Jésus les âmes de ceux qui faillissent à leur éminente vocation.

Les Religieuses de cette Congrégation feront une profession spéciale de se dévouer au Prêtre, d’aider le Prêtre, de sanctifier le Prêtre, par leurs quotidiennes et incessantes immolations. Elles formeront une phalange invisible et cachée, qui soutiendra les bras du Prêtre, fertilisera ses travaux, et l’aidera à atteindre la sublimité de sa vocation.»

dimanche 1 janvier 2012

Abandonnez-vous à la bonté de Notre-Seigneur

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

A une Postulante

Marseille, 23 avril 1876.

MA CHÈRE PETITE SOEUR,

J’ai bien regretté de ne pouvoir répondre plus tôt à vos lettres, si délicates, si vraiment filiales, et vous envoyer un mot d’encouragement. Mais il a plu à Notre-Seigneur de m’éprouver d’une façon bien douloureuse, par la mort de ma bien-aimée et excellente mère, la seule personne de ma nombreuse famille qui me restait au monde, car j’ai vu mourir tous les autres. Vous pensez que ce nouveau coup a rouvert les anciennes plaies de mon coeur; mais j’adore les desseins de Notre-Seigneur et je baise sa main divine, en répétant le fiat du fond de mon âme. Ma mère est morte comme une sainte ; priez M..., quand vous la verrez, de vous raconter les détails que lui donne à ce sujet ma Soeur X...; ils vous intéresseront. Elle a promis de prier pour vous là-haut, près du Coeur de Jésus.

Je compatis profondément à la peine que doit forcément vous causer l’attente de votre entrée en religion, attente prolongée par Notre-Seigneur lui-même, puisqu’elle est occasionnée, non par votre volonté ou votre choix, mais par des événements de Providence, aussi inattendus que douloureux, auxquels nous ne pouvons rien changer. Persuadez-vous bien, chère enfant, que tout tourne au bien de ceux qui aiment Dieu ces événements de Providence, ces croix imprévues, ces contre-temps inévitables, portent avec eux une grâce que la souffrance nous communique, et qui est plus profitable à nos âmes que la réalisation immédiate de nos plus saints désirs. II faut savoir tout modérer, et vous n’êtes pas la première que Dieu, d’une façon ou d’une autre, arrête au bord de la terre promise et fait mûrir par le retard. Une vocation vaut ce qu’elle coûte, ordinairement : se présenter, être admise, supporter quelques combats intérieurs et quelques petites oppositions de sa famille, qu’est-ce donc pour acheter cette grande grâce de l’entrée et de la persévérance en religion ?... Alors Dieu donne quelque autre épreuve; quelquefois, c’est la santé altérée qui prolonge l’attente, jusqu’à faire parfois craindre de n’arriver jamais; d’autres fois, la famille se réveille tout d’un coup et exige des délais nouveaux; ou un deuil force à tout remettre, vu la désolation et es exigences de l’entourage, etc., etc. Pendant ce temps, la petite plante pousse des racines, le coeur s’échauffe de saints désirs, l’âme se purifie et se détache par le renoncement à ses petits plans de retraite, la vocation se fortifie et se mûrit ; c’est un grand bien. Laissons faire Dieu quand c’est lui qui nous retarde dans l’accomplissement de nos voeux, il n’y a rien à craindre et il y a beaucoup à gagner. Or, jamais ce n’est plus directement Dieu qui agit que dans les événements de Providence, indépendants de notre volonté, comme la maladie, la mort, etc. Je suis consolée de penser que le coup, pour vous donner la grâce consolidante de l’attente, a frappé sur moi, plutôt que sur vous, par un malheur personnel.

Ranimez donc votre courage, et que Notre-Seigneur vous trouve ferme et persévérante; les Vierges sages ne seraient pas entrées au festin des Noces, si, voyant prolonger leur attente dans la nuit, elles s’étaient lassées d’attendre ou si elles étaient allées courir à droite et à gauche en se lamentant et en fouillant tous les chemins par où 1’Epoux pouvait arriver, au lieu de l’attendre là où elles devaient demeurer pour cela ; elles auraient très bien pu, au milieu de leurs recherches, être en une route pendant qu’Il arrivait par l’autre, et, le manquant au passage, arriver trop tard, lorsque les portes étaient closes. Imitez leur patience, leur prévoyance et leur recueillement. Abandonnez-vous à la bonté de Notre-Seigneur, endormez-vous dans les bras de la Providence ; et, au milieu de cette nuit de l’attente, vous ne tarderez pas à entendre crier : « Voici l’Epoux qui vient, allez au devant de Lui ! (1) » Alors, vous vous lèverez, généreuse, et, avec la lampe que vous aurez remplie d’avance de l’huile de vos bonnes oeuvres et de vos sacrifices, vous vous hâterez à la suite du divin Epoux, jusqu’à la salle du festin, dont les portes se fermeront entre le monde et vous pour toujours. Cette heure fortunée va sonner pour vous, ma chère fille, pendant le mois de notre Mère du Ciel. Ainsi, tenez-vous prête. Ecrivez-moj un mot, afin que je sois fixée moi-même sur votre exactitude pour le 25 ou 31 mai. D’ici à ce moment, préparez votre lampe spirituelle, et ne vivez plus que pour Jésus seul. Courage et confiance ! Comptez sur mon affection maternelle et mon entier dévouement; il me tarde de vous voir toute à Jésus.

Priez beaucoup pour ma pauvre mère et pour moi.
MARIE DE JÉSUS.

(1) Matth., 25, 6.

[Lettres de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus. - Paris, P. Lethielleux, 1965 – Imprimatur: Luçon, le 11 Octobre 1965. L. Bouet, v. g.]

dimanche 25 décembre 2011

Vivons désormais les yeux fixés sur l’éternité

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

23 avril 1876.

Que n’avez-vous été ici, pour ces moments si pénibles et cette visite de la mort ! Je vous ai regrettées toutes, non seulement pour l’adoucissement de ma peine, mais encore pour votre instruction et votre avancement spirituel ; le spectacle de notre fin est une si grande leçon Toute vie est courte, même celles qui semblent les plus longues ; et puis, il faut tout quitter, et s’en aller, seul à Dieu !... Et alors, quels regrets pour toutes nos lâchetés, nos impatiences, nos raisonnements, nos infidélités, notre amour-propre !... Réparons le passé, ma fille, et vivons désormais les yeux fixés sur l’éternité où nous attend un si bon Maître si nous sommes fidèles, un si grand juge, si nous sommes lâches et tièdes.

[Lettres de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus. - Paris, P. Lethielleux, 1965 – Imprimatur: Luçon, le 11 Octobre 1965. L. Bouet, v. g.]

mardi 20 décembre 2011

Vocation religieuse

Une jeune fille m'a écrit pour me raconter son expérience vocationnelle chez les Filles du Coeur de Jésus fondées par la zélée Bienheureuse Marie Deluil-Martiny.

Cher D.,
              Je ne trouverai jamais assez de mots pour te remercier de m'avoir conseillé le couvent des Filles du Coeur de Jésus. Ca a été une expérience extraordinaire qui a allumé un grand feu dans mon coeur. Ces soeurs semblent être des anges blancs sur terre. Elles m'ont accueillie avec beaucoup de disponibilité et d'amour. Cela se voit qu'elles aiment ardemment les Coeurs de Jésus et Marie. Leur prière ne cesse jamais, un hymne continu de louanges jusqu'au plus haut des cieux, sans signe de fatigue mais avec joie et amour. En ces jours, j'ai prié intensément et j'ai demandé au Seigneur quelle voie Il veut que je suive pour L'aimer de plus en plus. Aujourd'hui pendant la Messe, avant de partir, durant le dernier chant d'adoration avec le Très Saint exposé, mon coeur s'est mis à battre la chamade et j'ai commencé à pleurer presque contre ma volonté et j'ai ressenti une émotion indescriptible, à quel point Jésus nous aime, son Coeur bat ainsi pour nous !!!

Encore merci pour toute ta précieuse aide !

Bons baisers dans les Coeurs de Jésus et Marie !!

(Lettre signée)


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Les jeunes qui veulent passer quelques jours de retraite spirituelle dans le monastère de clôture des Filles du Cœur de Jésus de Marseille pour discerner leur propre vocation, peuvent les contacter en écrivant à ces adresses:

Monastère des Filles du Cœur de Jésus
68 Traverse de la Serviane
Les Trois Lucs
13012 Marseille

Tél. 04 91 93 43 46

samedi 10 décembre 2011

L’Eglise

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

«L’Eglise, dans les diverses parties de sa vie, reflète, comme un très fidèle miroir, la vie de Jésus, son Chef et son Epoux. Tous les mystères, tous les actes de la vie de Notre-Seigneur sont devenus l’objet d’hommages particuliers, et de sources spéciales de grâces, appliquées avec une abondance plus ou moins grande, suivant les temps, les périls ou les besoins de l’Eglise.»

«N’ayez pas grand peur pour les dangers de l’Eglise: ce n’est pas l’Eglise qui est en danger, elle a la parole de Jésus-Christ, et rien ne l’ébranlera. Ceux qui sont en danger ce sont les dissidents et les opposants de toute nature…»

«Dans les maux extrêmes et universels que souffre l’Eglise, dans cette oppression infernale de la foi des peuples, dans cette désolation des cœurs chrétiens, et cette rage contre les Ordres religieux, ne faut-il pas essayer de réunir quelques mains suppliantes qui ne cessent de s’élever vers le Ciel, quelques cœurs qui crient sans cesse miséricorde, et qui offrent perpétuellement le Sang de Notre-Seigneur et leurs pauvres sacrifices en réparation de tant de crimes, et pour obtenir la fin des maux inouïs de l’Eglise.»

«Ah! que j’aime cette promptitude de soumission à Rome! C’est la pierre ferme; hors de là, point de vérité.»

«‘Il a fallu que le Christ souffrît et qu’il entrât ainsi dans sa gloire’ (Lc24,26); il faut que l’Eglise et les âmes passent par le même chemin. L’Eglise ne vit pas seulement un jour: quand les martyrs tombaient, comme tombent l’hiver les flocons de neige, n’eût-on pas pu croire que tout était perdu? Non, leur sang préparait les triomphes de l’avenir! Nous ne vivons pas pour nous, il faut tout voir dans les desseins de Dieu.»

«Le but de Satan, l’idéal des sectes est de chasser Jésus-Christ du monde, d’abolir jusqu’au souvenir de sa doctrine et de lui arracher les âmes: il faut donc aimer Jésus-Christ, nous unir à Jésus-Christ, imiter Jésus-Christ, gagner des âmes à Jésus-Christ.»

lundi 5 décembre 2011

Tout pour les Prêtres

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

«Les Prêtres sont les bras de l’Eglise, toujours levés pour sacrifier et pour offrir ; et toute l’Eglise devrait sans cesse, unie à eux, sacrifier et offrir par ces mains consacrées. Hélas ! Dieu ne reçoit pas cette gloire, à cause de l’indifférence et de l’ingratitude des hommes. Et Il veut réunir des âmes à Lui, des âmes tellement unies au Sacerdoce qu’elles soient comme une seule âme avec l’âme du Prêtre pour glorifier l’Adorable Trinité par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ et en Jésus-Christ ; mais en passant par l’âme du Prêtre pour le sacrifier et l’offrir.»

«Je donnerais volontiers ma vie pour que Notre-Seigneur trouve dans ses Prêtres ce qu’il attend d’eux; je la donnerais pour qu’un seul d’entre eux réalisât pleinement son plan divin; il y en a qui, certes, le font; mais je veux dire que pour qu’un seul de plus le fasse, ma vie serait volontiers donnée. Ô admirable union d’immolation, d’amour, de zèle, entre le Cœur de Jésus et le cœur de son Prêtre.»

«Le meilleur moyen d’aider les Prêtres, c’est de s’immoler pour eux!...»

«L’union à l’autel, l’union au Sacrifice, cette identification d’une vie entière aux Ministres du Seigneur afin qu’ils célèbrent plus dignement; c’est un attrait qui est sublime, c’est du pur catholicisme; aider les Prêtres, se dévouer pour eux!»

«Par Marie et avec Marie, elles adoreront, serviront et offriront Jésus Prêtre et Victime à l’Autel (l'Eucharistie), et Jésus Prêtre et Victime sanglante au Calvaire (les souvenirs du Calvaire). Par Marie et avec Marie, elles aideront et serviront Jésus Prêtre et Victime dans ses Prêtres (l’Eglise) par leurs immolations et leurs prières.»

vendredi 2 décembre 2011

Allons à Jésus par Marie

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

«Marie, dans l’incomparable mesure de sa sainteté et de son amour, a d’abord reçu du ciel le lys de sa Virginité, puis son Jésus, puis les âmes, chacun de ces dons augmentant la splendeur des deux autres. Vierge sans tache, Mère de Jésus, elle est devenue son Epouse sur le Calvaire pour y enfanter nos âmes et devenir notre Mère. Les âmes que Jésus aime d’un amour spécial suivent toutes ce chemin.»

«Allons à Jésus par Marie. Que cette divine Mère forme nos cœurs selon le sien, et qu’elle nous obtienne de connaître Jésus, d’aimer Jésus, d’imiter Jésus, et de devenir d’autres Jésus. C’est ce que nous lui demanderons avec d’humbles instances, en la suppliant en même temps de faire triompher dans le monde les intérêts sacrés de son divin Fils.»

jeudi 1 décembre 2011

Oblation et immolation avec l'Amour Crucifié

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

Berchem, octobre 1874.

Au fond, nous le savons toujours, pour vos âmes : elles sont dans la Plaie du Coeur de Jésus, elles sont sur l’Autel, là où sont toujours les âmes victimes ; elles sont dans l’oblation et dans l’immolation continuelle, avec l’Amour Crucifié. Elles reçoivent Jésus, elles l’offrent, elles se donnent à Lui et sont emportées avec Lui dans son perpétuel sacrifice. Quel don que Jésus et quelle offrande !...

L’Adorable Trinité nous donne Jésus blessé, ensanglanté... En le recevant ainsi, couvert de plaies, ne devons-nous pas le consoler, le dédom-mager, lui rendre autant d’honneur qu’il a reçu de mépris, panser et adoucir ses blessures par la compassion, l’amour sans réserve ?...

Nous le recevons pour réparer, et nous l’offrons ensuite pour le glorifier. Que ce commerce et ce don mutuel entre la Sainte Trinité et nos pauvres âmes est quelque chose d’admirable et d’émouvant ! Mes Soeurs, usons là notre vie; recevoir Jésus, s’unir à Lui, l’offrir et s’offrir avec Lui pour glorifier le Père Céleste, c’est assez et c’est tout. Par cette perpétuelle communion, dans la Croix, et par cette perpétuelle offrande, notre coeur bat à sa pauvre façon du même battement que le Coeur de Dieu, si on peut ainsi s’exprimer, puisque le Père Céleste donne sans cesse Jésus-Christ au monde, et le reçoit sans cesse offert d’autel en autel.

La Très Sainte Vierge Marie est là comme partout, notre Institutrice et notre Mère; c’est par Elle que la Très Sainte Trinité nous donne Notre-Seigneur Jésus-Christ, c’est Marie qui est l’Autel sur lequel l’âme le reçoit; le coeur par lequel l’âme l’aime et l’embrasse, les mains par lesquelles l’âme l’offre de nouveau à Dieu, l’âme aussi par laquelle nous jetons vers le Ciel ce cri des âmes acerdotales et victimes « Que par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, et en Jésus-Christ, tout honneur et toute gloire vous soient rendus, ô Dieu (1) ! »

Tout par Lui, et nous cachées en Lui, ensevelies dans sa mort et offertes avec Lui dans l’Unité du Grand Sacrifice; est-ce que la grandeur de cette voie royale des Ames-Victimes ne suffit pas à remplir nos désirs, à apaiser la soif de nos âmes, et à entraîner à tous les sacrifices ?...

Priez pour nous, mes chères Soeurs, afin que nous marchions généreusement au grand but que notre Dieu nous a fait.

La grâce seule peut en donner la force; et les petites victimes ne peuvent rien que par leur union avec la Grande et Divine Victime.

- (1) Canon de la Messe.

[Lettres de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus. - Paris, P. Lethielleux, 1965 – Imprimatur: Luçon, le 11 Octobre 1965. L. Bouet, v. g.]