lundi 1 avril 2013

Eucharistie

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

«Veillons à la porte des Tabernacles solitaires… et soyons hosties avec Jésus. Hosties! c’est-à-dire comme des apparences sous lesquelles vivra, pensera, agira Jésus-Christ! Alors le moi mauvais est détruit, et ce mot devient vrai: ‘Ce n’est plus moi qui vis, c’est Jésus-Christ qui vit en moi’ (Ga2,20). Prêtons à Jésus nos immolations comme l’hostie lui prête sa forme et ses apparences.»

«A la sainte Messe, le monde chrétien par la voix du prêtre appelle Jésus-Christ! L’adorable Trinité le donne; le monde et le prêtre le reçoivent, ils l’offrent et le donnent à la Sainte Trinité qui vient de leur en faire don.»

«Jésus-Christ a fait jaillir, à la fois de son Cœur, ces deux dons de l’Eucharistie et du sacerdoce; que serait le sacerdoce sans l’Eucharistie? L’Eucharistie est le sacrifice et le sacerdoce est la tribu des sacrificateurs. Que ferait le prêtre sans l’Eucharistie? Le ministère principal du prêtre n’est-il pas d’offrir le sacrifice? Ainsi l’Eucharistie est, si l’on peut ainsi parler, la divine matière du sacerdoce.»

«Nous nous tiendrons cachées dans ce divin calice, semblables à la goutte d’eau que le prêtre mêle au vin de l’autel, afin que nos humbles réparations et notre sacrifice se mêlent au sacrifice de notre Sauveur, et que de son oblation et de la nôtre il ne soit fait qu’une seule oblation.»

«Des yeux de l’âme, il me semblait voir le Père céleste se penchant du ciel vers une réunion des ces âmes pour chercher sur la terre son Fils bien-aimé. Le prêtre élevait vers le Père céleste son Fils-Hostie, Soleil étincelant de la lumière divine; toutes ces âmes prosternées reflétaient avec un éclat incomparable ce divin Soleil, comme de splendides miroirs. Le Père y voyait son Fils mille fois répété, et il s’élançait à la fois vers son Fils et vers ces miroirs fidèles, avec la divine profusion de son amour et de ses complaisances.»

«L’Hostie est devenue l’indispensable de ma vie; je voudrais ne plus la quitter… Notre-Seigneur solitaire au Tabernacle vous appelle à partager sa vie de solitude et de silencieuse adoration. Que ne sommes-nous groupées bien nombreuses autour du Trésor-Hostie! J’en ai tant soif!»

«Etant un soir devant le Saint-Sacrement, j’eus le cœur subitement brisé de l’isolement ordinaire de Notre-Seigneur. Il était nuit; ma sœur, ma bonne et moi étions seules dans l’église. Quel prince de la terre, me disais-je, consentirait à vivre en pareil désert? Impossible de vous exprimer ce que je sentis alors sur l’immense amour du Cœur de Jésus seul là!... sur l’oubli, la froideur, l’indifférence des âmes!»

«Tout pour Jésus… Occupez-vous de votre Jésus, seul dans tant de sanctuaires, et tenez-Lui compagnie par le cœur; soyez sa petite adoratrice dans tous les lieux où Il est délaissé.»

vendredi 1 mars 2013

Cœur de Jésus

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

«Le Cœur de Jésus déborde et ne peut plus contenir les torrents d’amour qu’il veut verser sur le monde. Ah! qu’il laisse échapper ces flots bénis et que les cœurs soient vaincus par tant de tendresse.»

«Ayons confiance en son très doux, très puissant, très sage, très amoureux Cœur! La pauvre nature a des peurs involontaires, des calculs involontaires sur le possible ou le probable. Mais qu’est-ce que cela? Un vent léger qui ride l’eau à la surface… Là-dessous, avec la grâce, l’eau profonde est calme et sans mouvement et la volonté, pleine de confiance et d’amour, est ancrée dans l’Océan de l’abandon, à la toute-puissance, à la sagesse, à l’amour du Cœur de Jésus.»

«Tout est si grand en Notre-Seigneur Jésus-Christ qu’il semble vraiment que si l’on pouvait compter les battements de son Divin Cœur, chacun d’eux mériterait non seulement un hommage, mais un hommage spécial, car de chacun d’eux, comme d’une source, s’échappent les eaux vives de la grâce. Le Cœur de Jésus est un abîme sans fond dans lequel on trouve toujours de plus sublimes, de plus riches, de plus immenses trésors, à mesure qu’on y pénètre davantage.»

«Le Sang et l’Eau ne vont point sans la plaie; ni la plaie sans eux. ‘De son côté transpercé sortit aussitôt du sang et de l’eau’ (Jn19,34). Impossible d’entrer dans la Plaie, sans être comme arrosé du Sang dont elle est tout imprégnée. Jésus parle, touche, attendrit, par la plaie de son Cœur, lave et guérit par le Sang et l’Eau de sa Plaie, cache et garde ceux qu’il a sauvés, dans le plus profond de l’abîme d’amour de son Cœur ouvert par sa Plaie.»

«Ce qui blesse au Cœur, ce sont les outrages, l’ingratitude, l’oubli et même la langueur des cœurs consacrés à Lui d’une manière spéciale, de ses plus proches amis. Aussi la sainteté d’un Prêtre fait-elle ses plus douces délices. Ah! ma vie, je la lui donne, s’il la veut si misérable! Mais qu’il ait cette gloire et cette joie.»

«Aimer, chanter, acclamer, la foule sait le faire en face de ce Cœur qui a tant aimé les hommes. Prier, compatir, offrir, réparer, souffrir en face de ce Cœur qui a puisé toutes les agonies et toutes les douleurs, ah! c’est la part des amis privilégiés. Allons-y, allons-y, malgré notre petitesse.»

vendredi 1 février 2013

Désirer les sacrifices

Un bon moyen de trouver le temps plus court d’ici à votre entrée dans la vie religieuse, c’est de ne pas vous contenter de former sans cesse d’ardents désirs d’atteindre ce but; mais de vous combattre énergiquement vous-même et de vous préparer par le renoncement et le sacrifice, à cette vie à laquelle vous aspirez. Désirer est facile, cela ne coûte rien, et on croit quelquefois être bien fervent parce qu’on désire beaucoup... Se renoncer, se vaincre, coûte, et rudement quelquefois; de sorte que l’âme un peu pares-seuse est plus contente de passer son temps à désirer ce qu’elle attend, qu’à se renoncer dans le moment présent. Cet écueil est un peu le vôtre, ma bien-aimée Fille, et c’est de ce côté qu’il faudrait porter vos soins et voire courage [...}. « Oh! que je serai heureuse, me dites-vous, lorsqu’enfermée dans le cloître, les sacrifices se succèderont sans les choisir! » Dites-moi, je vous prie, chère petite Enfant, si, actueliemnet, dans votre maison, vous ne pouvez pas trouver aisément ce bonheur des sacrifices qui se succèdent sans les choisir? Pourquoi ne vous en emparez-vous pas? Parce qu’il est plus facile de désirer les sacrifices que de les faire; parce que le démon s’inquiète un peu de vous voir bien ardente dans de simples désirs, pourvu qu’en vous poussant à regarder au loin, au lieu de regarder votre route actuelle, il vous aide à ne pas vous occuper de pratiquer avec énergie, actuellement, ce renoncement que vous rêvez pour plus tard. Étudiez votre journée, et vous verrez que d’occasions vous avez de vous vaincre!... (Le 185-186).

[René Laurentin, "Marie Deluil-Martiny. Précurseur et martyre béatifiée par Jean-Paul II. La sainte de Marseille.", Fayard, Paris 2003.]

mardi 1 janvier 2013

L’esprit de l’Œuvre, c’est l’union à l’immolation incessantes de Jésus-Christ

[Dans les écrits de la Bienheureuse Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice des Filles du Coeur de Jésus]

Ma bien chère Fille,
                                Comme Notre-Seigneur prend soin de votre petite âme au milieu de toutes vos faiblesses! Mais, c’est un soin douloureux pour votre pauvre nature, qu’il faut réduire à céder la place, à mourir sous les coups de la grâce, et à laisser vivre en vous Jésus seul. Soyez calme, généreuse, abandonnée; et laissez faire Notre-Seigneur. Seulement, étudiez-vous à ne lui rien refuser, parce que plus vous tergiverserez, plus le travail de destruction sera long. Courage!

Vous me décrivez toutes vos agonies intérieures, et vous en concluez que vous vous éloignez de l’OEuvre, et que vous n’en prenez pas l’esprit. Pensez-vous que l’esprit de l’Œuvre soit l’ardeur et la joie sensibles?... Ma pauvre Enfant, l’esprit de l’Œuvre, c’est l’union à l’immolation et à l’oblation incessantes de Notre-Seigneur Jésus-Christ; Punion aux douleursinté rieures de son Coeur Sacré, en particulier. Ce Coeur, pendant la vie mortelle de Notre-Seigneur, ne cessa pas d’être broyé, angoissé, immolé sans limites. Voilà le modèle; voilà la part de nos âmes. Aussi, l’immolation intime du coeur, de l’âme, de l’esprit, le martyre intérieur, les agonies, les sécheresses, etc., etc., tout cela doit être accueilli par nous comme une part d’héritage qui nous est échue; nous devons unir le calice de nos angoisses à celui du Sang de Jésus et les offrir ensemble pour les fins de l’Œuvre. [..]

Comment seriez-vous une vraie Victime, si vous étiez sans cesse portée par les ardeurs sensibles, par les consolations et les joies senties? ... Ce n’est pas ainsi que s’apprend la grande science de l’immolation; aussi, Notre-Seigneur, qui [seul] veut vous remplir de cette science, vous mène par le bon et sûr chemin. Chaque matin, montez au Calvaire par un élan du coeur, pour y être immolée avec Notre-Seigneur [...] Que Jésus et Marie vous soutiennent et vous bénissent (2 mars 1873, Le 188-189).

[René Laurentin, "Marie Deluil-Martiny. Précurseur et martyre béatifiée par Jean-Paul II. La sainte de Marseille.", Fayard, Paris 2003]

samedi 1 décembre 2012

Nous avons un Dieu pour ami

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

Berchem, 24 juillet 1874.

Mes chères petites Soeurs, mon coeur m’avait bien dit votre deuil, avant que m’arrive votre touchante lettre. Pauvre terre ! on n’y voit que larmes, séparations, douleurs ! Mon Dieu, qu’il est heureux que Jésus y soit avec nous ! Que deviendrions-nous sans Lui ?... Je me demande comment ceux qui n’ont pas la foi supportent la vie, en certaines heures de détresse, d’écrasement du coeur.

Mais nous, nous avons un Dieu pour ami, pour frère, pour époux; Il est là, toujours là... Tout passe, et Il reste; tout nous manque un jour, Il est encore près de nos coeurs, tous disparaissent et Lui ne nous quitte pas ; personne ne comprend la profondeur de certaines de nos blessures intimes, et Lui il compte tout, il sonde tous nos déchirements, Il les adoucit avec une délicatesse divine.

Chacun peut dire Il est à moi, et nul ne me le ravira. Et quand je resterais seule, Il n’en serait pas moins là, aussi doux, aussi tendre, aussi miséricordieux, aussi ami et frère de mon âme.

Voilà ce qui console dans toutes les épreuves; mon pauvre coeur connaît les arrachements, et vous pouvez le croire quand il vous dit que la terre entière est insuffisante pour panser ces plaies-là ; Jésus seul a du baume et il ne le refuse jamais.

[Lettres de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus. - Paris, P. Lethielleux, 1965 – Imprimatur: Luçon, le 11 Octobre 1965. L. Bouet, v. g.]

jeudi 1 novembre 2012

Vocation

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

«Chacun a sa voie et n’a de paix que dans cette voie. La vôtre est toute d’humilité, de vie cachée, de douce et humble cordialité, de silencieux dévouement.»

«C’est une grande grâce de Notre-Seigneur que ce désir qu’il vous donne, contre vous-même, de l’appel… Recevez cette douce inspiration avec reconnaissance; ne vous en tourmentez pas; laissez à Jésus le soin de la faire croître et de la perfectionner… Oui, oui, seulement ce que Jésus voudra, vous ne voudrez jamais rien d’autre, ni moi non plus pour vous. Ce n’est pas vous qui devez faire votre vocation: c’est Jésus qui fera votre vocation, quelle qu’elle soit. Vous n’avez qu’à prier Notre-Seigneur d’accomplir en vous ses desseins selon que son divin Cœur les a formés.»

«Ce n’est pas pour rien que Dieu a promis le centuple en ce monde, avec la vie éternelle dans l’autre, à ceux qui quittent tout pour Le suivre; tout, ses sœurs, son époux, ses proches, ses champs, ses biens, et même son âme, c’est-à-dire l’amour de soi-même et de sa vie. Il nomme tout ce qu’il y a de cher et de sacré, pour que nous restions sans excuses, et que nous sachions bien que rien ne prévaut contre ses droits: ni la tendresse d’une mère, ni la désolation d’un père, ni la douce affection des sœurs, ni rien de ce que la nature et le monde peuvent avoir pour nous de meilleur et de plus attrayant.»

lundi 1 octobre 2012

L’égoisme et la piété ne sauraient vivre ensemble

Comment organisez-vous vos journées? Le matin, avec votre oraison, la messe, vos divers autres exercices, vous devez vous trouver encore libre d’assez bonne heure; vous avez ensuite à caser vos exercices du soir. Dans le cours de la journée, vous avez quelques instants de recuefflement à prendre par ci par là. Le reste du temps, dépensez-vous pour le prochain, pour votre mère surtout; ne vous fixez pas dans votre chambre, ne donnez pas à votre piété le vernis sauvage; notre piété doit être douce, affectueuse, prévenante, attrayante. E...] L’égoisme et la piété ne sauraient vivre ensemble. Certainement, il serait plus commode de vivre en solitude, de s’enfermer dans sa coquille, et de laisser les autres se débrouiller; mais tant que vous êtes dans voire famille, votre vertu doit consister à n’en pas négliger les devoirs en uien, tout en donnant à Notre-Seigneur vos exercices de piété et le constant souvenir de votre coeur...(lbid,Le 187)

[René Laurentin, "Marie Deluil-Martiny. Précurseur et martyre béatifiée par Jean-Paul II. La sainte de Marseille.", Fayard, Paris 2003.]

samedi 1 septembre 2012

Vie religieuse

Une fille m'a envoyé le témoignage suivant.

Je suis une polonaise de 29 ans. Aujourd’hui j’ai la grâce et la joie de vivre dans la maison de Jésus dans la congrégation des Filles du Cœur de Jésus en Venise (Italie). Avec chaque jour qui passe je m’étonne, pleine d’admiration, à voir combien Jésus a été bon avec moi et comme Il continue de l’être. Depuis plusieurs années j’avais le désir ardent de vivre seulement pour Lui, gardant pour Lui mon cœur, sans le partager. Dans le monde, je menais une vie normale, essayant de Lui être toujours proche par la prière et l’adoration, mais je ne voyais pas clairement ma place dans ce monde, je me demandais le mode de vie qui me serait le plus convenable. J’en étais un peu préoccupée, je me sentais même perdue, mais ma confiance en Jésus etait ma force et ma paix. Je portais dans mon cœur le désir d’être proche de Jésus Eucharistique et de connaitre de mieux en mieux la mystérieuse vie eucharistique qui m’attirait, elle étant le principal sujet de mes méditations. A un certain moment de ma vie, mon cher Jésus a usé de certaines personnes et circonstances pour me faire connaitre son projet de bonheur pour moi. Ainsi, j’ai connu le monastère des Filles du Cœur de Jésus et je me suis retrouvée dans leur spiritualité: aimer, consoler le Cœur de Jésus, réparer toutes les offenses qui Lui sont faites, m’unir au Jésus Victime à chaque Messe et tout cela par l’intermédiaire de la Vierge Marie, en étant étroitement unie à son Cœur Immaculé. Etre ensemble avec Jésus pour le Père en priant, en souffrant, en réparant, en aimant et en intercédant pour les pécheurs, demandant leur salut, voilà le programme des Filles du Cœur de Jésus, le but de leur vie et existence. Je suis depuis peu de temps dans le monastère, mais déjà dès mon arrivée ici j’ai expérimenté le soin pour Jésus et je l’expérimente chaque jour d’une façon qui m’impressionne beaucoup et il ne me reste plus d’autre chose à faire que L’aimer toujours plus, contempler sans cesse Sa bonté et Son délicatesse et premièrement Son amour pour moi, en voulant S’offrir à moi de cette façon. Il m’a volée, m’a tirée du jardin du monde pour me planter dans Son jardin clos, ensemble avec d’autres fleurs qui Lui appartiennent et en ayant soin de moi. Les Filles du Cœur de Jésus m’ont fascinée par leur grande fidélité envers l’esprit de leur fondatrice, la bienheureuse Marie de Jésus Deluil-Martiny, ses enseignements et ardentes pensées étant vécus et observés chaque jour, même dans les plus petites choses. Le silence, la modestie, le recueillement, l’esprit de prière édificateur nous permettent de rester toujours proches du Cœur de notre cher Rédempteur qui est ici notre joie, force et bonheur qui ne passent pas, mais qui sont à découvrir et à amplifier. Chaque jour est différent, malgré les mêmes prières, les activités et le travail. Ils apportent toujours quelques chose de différent, par exemple nous nous édifions par une pensée pieuse ou par les mots du sermon d’un prêtre. Ici, le cœur de la vie des sœurs et la Sainte Messe célébrée chaque matin; elle nous fortifie et nous prépare à accueillir une nouvelle journée. Le Saint Sacrement reste exposé depuis le matin et jusqu’au soir et chaque Fille du Cœur de Jésus a l’aimable devoir d’adorer Jésus selon un programme déjà établi. Chaque adoration est une nouvelle rencontre avec Lui et de cette manière nous Le servons par notre présence et devant Lui nous recevons de la lumière, de la paix et du courage, spécialement quand apparaissent les difficultés. Il est notre Médecin et Conseiller. Les Filles du Coeur de Jésus ont comme saints patrons qui les protègent d’une manière spéciale la Sainte Vierge Marie, saint Joseph, le saint Archange Michel et la bienheureuse Marie de Jésus Deluil-Martiny. Ici nous expérimentons leur aide et c’est pourquoi nous sommes pleines de confiance, paix et joie dans la Divine Providence et dans l’aide de nos amis du ciel.

Je dois remercier Jésus d’avoir pensé à moi pour partager Sa vie cachée!

(Lettre signée)

mercredi 1 août 2012

Que Jésus soit aimé de tous les coeurs!

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

«Aimer c’est se donner; aimer c’est se livrer; aimer c’est se sacrifier; aimer c’est s’enchaîner à ce que l’on aime; aimer c’est brûler; aimer c’est se consumer; aimer c’est avoir une si grande soif de voir aimer ce qu’on aime que rien ne coûte pour l’obtenir; aimer c’est chercher partout mille vies, mille cœurs pour les sacrifier et les embraser, et pour les jeter en trophée sous les pas du Bien-Aimé vainqueur.»

«Aimez bien Jésus qui vous a aimée jusqu’à la pauvreté de la crèche, jusqu’à l’humilité de Nazareth, jusqu’au dénuement du désert, jusqu’à l’excès de la sainte Cène, jusqu’à l’agonie du Jardin, jusqu’à la honte du Prétoire, jusqu’aux tourments de la Flagellation et du Couronnement d’épines, jusqu’au martyre de l’adieu à sa Mère, jusqu’au supplice de la Croix, jusqu’à la soif brûlante de sa dernière heure, jusqu’à son délaissement de l’agonie, jusqu’au dernier soupir de son Cœur, jusqu’au coup de lance et à l’épuisement de son Sang par cette Blessure sacrée! Ah! aimez! aimez!»

«N’avoir qu’un amour: Jésus. Qu’un désir: Lui plaire et ne plaire qu’à Lui. Me détruire pour qu’Il vive en moi. Qu’un but: sa gloire, l’extension du règne de son Cœur. Qu’un travail: le faire aimer. Qu’une demeure: la Plaie de son Cœur au tabernacle. Ne plus mettre de bornes à l’amour. Désespérer de moi et tout attendre de Lui.»

dimanche 1 juillet 2012

Confiance et courage

Confiance et courage; tenons notre cœur en haut, avec Jésus, notre âme dans le Tabernacle, et tout notre être dans la petitesse, l’humilité, l’abaissement. Petite et simple comme une enfant, voilà votre devise actuelle. Plus tard, on fera plus, avec la grâce. Quand Jésus vous le dira, ne craignez pas les petits actes de simplicité qui humilient l’esprit humain et l’amour-propre. Se renoncer et s’abaisser! (4 juillet 1873, Le 190)

[...] Faites-vous petite, petite, si petite, que Jésus seul vous aperçoive. Satan redoute les humbles. Et puis, méditez cette parole: Et ils ne virent plus que Jésus seul! (Mt 17, 8) Ah! ne voyez plus que Lui dans tout ce que vous devez aimer pour Lui. Votre coeur est si petit! Faut-il encore le partager pour l’offrir à ce divin Jaloux des cœurs ?... Vous avez tout quitté de vos affections de la terre; ne raccrochez rien pour vous des affections spirituelles et de devoir. Petite et seule: méditez cela. Petite par l’humilité [...]. Seule, par le détachement de tout ce qui n’est pas Jésus, par la vue de Jésus seul en votre pauvre Mère et en vos chères Soeurs, par le renoncement à vous-même (Ibid., Le 191).


[René Laurentin, "Marie Deluil-Martiny. Précurseur et martyre béatifiée par Jean-Paul II. La sainte de Marseille.", Fayard, Paris 2003.]

vendredi 1 juin 2012

Expérience vocationnelle

Une jeune fille m'a écrit pour me raconter son expérience vocationnelle chez les Filles du Coeur de Jésus fondées par la zélée Bienheureuse Marie Deluil-Martiny.

Cher D.,
              Je ne trouverai jamais assez de mots pour te remercier de m'avoir conseillé le couvent des Filles du Coeur de Jésus. Ca a été une expérience extraordinaire qui a allumé un grand feu dans mon coeur. Ces soeurs semblent être des anges blancs sur terre. Elles m'ont accueillie avec beaucoup de disponibilité et d'amour. Cela se voit qu'elles aiment ardemment les Coeurs de Jésus et Marie. Leur prière ne cesse jamais, un hymne continu de louanges jusqu'au plus haut des cieux, sans signe de fatigue mais avec joie et amour. En ces jours, j'ai prié intensément et j'ai demandé au Seigneur quelle voie Il veut que je suive pour L'aimer de plus en plus. Aujourd'hui pendant la Messe, avant de partir, durant le dernier chant d'adoration avec le Très Saint exposé, mon coeur s'est mis à battre la chamade et j'ai commencé à pleurer presque contre ma volonté et j'ai ressenti une émotion indescriptible, à quel point Jésus nous aime, son Coeur bat ainsi pour nous !!!

Encore merci pour toute ta précieuse aide !

Bons baisers dans les Coeurs de Jésus et Marie !!

(Lettre signée)


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Les jeunes qui veulent passer quelques jours de retraite spirituelle dans le monastère de clôture des Filles du Cœur de Jésus de Marseille pour discerner leur propre vocation, peuvent les contacter en écrivant à ces adresses:

Monastère des Filles du Cœur de Jésus
68 Traverse de la Serviane
Les Trois Lucs
13012 Marseille

Tél. 04 91 93 43 46

lundi 7 mai 2012

Spiritualité de la Bienheureuse Marie Deluil-Martiny

Méditations audio sur la spiritualité de la Bienheureuse Marie Deluil-Martiny, Fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus.

jeudi 26 avril 2012

dimanche 1 avril 2012

Vous souffrez, c’est le meilleur

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

A UNE SOEUR MALADE,

29 avril 1877.

Enfin, ma fille, vous êtes la bénédiction de la maison ; ne croyez pas être inutile ; vous souffrez, c’est le meilleur. Vous méritez des grâces à celles qui agissent et votre impuissance apparente est bien féconde. N'oubliez pas de suivi du fond de votre cellule Jésus Immolé d’autel en autel, d’heure en heure, offrant ce calice d’amour, d’expiation et d’action de grâces, sans cesse suspendu entre le ciel et la terre, et y mêlant vos souffrances, votre immolation à toutes les fins de l’Institut, et pour les âmes que Dieu y appelle... O ma fille, c’est assez pour remplir votre vie !

[Lettres de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus. - Paris, P. Lethielleux, 1965 – Imprimatur: Luçon, le 11 Octobre 1965. L. Bouet, v. g.]

jeudi 1 mars 2012

Amour-propre

[Dans les écrits de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny]

29 juillet 1876.

Bénissez Notre-Seigneur qui soulève un petit coin de ce malheureux voile de l’amour-propre, qui cache à l’âme ses grandes misères ; hélas ! qu’il est vrai pie la perfection prétendue du monde ne tient pas en face de la vérité, entrevue même au début de la vie religieuse ! ... Confiance dans l’humiliation du coeur; Dieu donne la lumière et la grâce; à nous de les suivre et d’en profiter dans l’humilité et la paix. C’est que ce doux Maître veut nous arracher nos haillons pour nous revêtir de lui-même. Aidons-le par la fidélité. Pour le moment, baignez-vous dans cette lumière qu’il vous a donnée, de votre pauvreté spirituelle, de vos défauts, de votre néant. Restez à ses pieds sous ce rayon, et répétez-lui humblement « Seigneur ! celle que vous aimez est malade... » Contentez-vous de vous humilier et d’être fidèle, si la grâce demande quelques petits actes. Le reste viendra plus tard; et la nature ne va pas céder en un jour... Mais tout est possible avec la grâce, avec la bonne volonté, et l’humble simplicité vis-à-vis des supérieurs...

A l’oeuvre donc ! Jésus qui vous a appelée des ténèbres du monde à son admirable lumière vous donnera la force ; et de son Coeur, votre asile et votre refuge, vous viendront la grâce, le salut et la paix.

Ayez devant les yeux l’humble et doux Jésus et faites effort pour l’imiter en son ton, ses paroles, ses procédés, ses démarches ; dites-vous souvent : « Je ne suis pas venue ici pour être servie, mais pour servir », et agissez en conséquence. Considérez-vous comme une pauvre, acceptée par charité, et prenez le ton, l’attitude et les manières qu’exige cet humble état. Chaque fois que l’habitude ou les ruses de l’amour-propre trahiront votre bonne volonté, humiliez-vous aux pieds de Notre-Seigneur et dites-lui : « Jésus doux et humble de coeur, rendez mon coeur semblable au vôtre. » Et comptez que Satan vous voyant décidée à le combattre sur ce point qui répugne tant à son orgueil, vous attaquera plus fortement là-dessus. Mais, confiance. Jésus a vaincu le monde. et Satan, et par Notre-Seigneur, vous les vaincrez aussi pourvu que vous deveniez humble!

[Lettres de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus. - Paris, P. Lethielleux, 1965 – Imprimatur: Luçon, le 11 Octobre 1965. L. Bouet, v. g.]